Avec le sourire j’ai dit non à la banane #1 {intentions : Manger local}

5 Flares 5 Flares ×

Hey les jours s’allongent, c’est trop cool, du coup tu as la banane ? J’espère que ce qui suit ne va pas te faire perdre ton sourire !

Sais-tu qu’il faudrait 3 à 5 planètes pour supporter notre mode de vie?

Cela est dû en grande partie à notre mode consommation, grâce au « progrès » de ce XXième siècle… la mondialisation et tous les transports qu’elle induit pour l’hyperconsommation et son uniformisation avec souvent sa malbouffe!

Voir des aliments qui viennent de l’autre coté de la Terre me fait le même effet de gêne, ou de dégoût que lorsque je vois des produits carnés.

En effet, on peut facilement faire un parallèle entre ces deux constituants de notre alimentation moderne… dans les deux cas nous avons perdu conscience de ce qui se cache derrière, les mondes de production, l’impact sur la Nature, mais aussi pour l’un de la pollution pour franchir toutes ces bornes, pour l’autre des êtres-vivants aux quels nous avons décidé d’ôter la vie!

le transport des fruits exotiques polluent comme la banane

source

Aujourd’hui, je ne souhaite pas faire culpabiliser qui que soit, je vais essayer de te présenter ma réflexion qui ne s’est pas faite en un jour, bien évidemment!!! Peut être que, je l’espère, tu prendras conscience de quelques points, qui seront l’initiation d’un changement… et petit geste, par petit geste, tu arriveras à être en accord avec peut être tes nouvelles valeurs!

C’est parti pour les rimes autour de la consommation locale :

Pour limiter notre impact carbone,

pas d’aliments qui font des bornes!

Pas d’aliments qui font des détours

Favorisons les circuit-courts!

Tu l’auras peut être deviné, aujourd’hui je voudrais aborder un des points du VG-ifeste« je choisis des produits de proximité ».

Point important : Nous avons la chance (aller, hop une belle banane s’affiche sur ton visage) dans les pays « riches » d’être des consommateurs, nous avons le droit de choisir je dirais même plus le pouvoir de choisir et avoir le rôle d’arbitre ou au contraire rester dans l’ignorance. Je t’accorde que ces paroles sont un peu dures, et j’espère que tu ne le prendras pas mal, si je rajoute que nous avons une forme de responsabilité lorsque nous consommons ! Mais encore une fois, chacun doit avancer à son rythme, selon ses moyens, ses convictions, ses opportunités, ses envies, faire ses propres compromis!


 

Si tu étais Pétrophobes :

A ne pas confondre avec « si tu pétais trop fort ! »

Donc, si tu étais prétrophobes (ne pas aimer le pétrole), tu supprimerais les produits issus de l’agriculture intensive qui donnent des produits issus de l’industrie du pétrole !

Manger industriel c’est manger de façon inconsciente c’est-à-dire dans l’ignorance.

Là, je sens que tu perds un peu la banane…

 

En effet, l’agriculture intensive a besoin de pétrole, tout d’abord, lors de la production des aliments : engrais chimique, pesticides, herbicides, consommation des outils agricoles. Pour la France, 25 % des émissions des gaz à effet de serre sont reliés à l’agriculture, et ce qui est effrayant c’est que cette part est supérieure à l’industrie ! Deuxièmement, n’oublions pas que la vie des aliments produits ne s’arrête pas là. Il y a ensuite une série d’étapes gourmandes en énergie fossile : transformation, conditionnement, stockage, réfrigération, transport…

Le pétrole et l'agriculture, cette vieille carcasse dans un champ fleuri oppose bien ce paradoxeJe pense que nous pouvons agir sur trois points, la transformation, le conditionnement et le transport. Surtout que les deux premiers peuvent être reliés au dernier. On peut facilement imaginer que les transformations et conditionnement nécessitent l’apport d’ingrédients, matériels venant de plus loin que le lieu de production. De plus, les emballages et encore plus le sur-emballage (à priori plastique) consomment des produits issus des énergies fossiles.

Food milessource 

Si tu veux limiter ton emprunt carbone, voilà les premières actions possibles :

  • choisir des produits dits bruts, ou le moins transformés possible,
  • s’orienter vers des produits issus de l’agriculture biologique, des agricultures à petite échelle ce seront des agricultures plus respectueuses de l’environnement, ne dépendant pas ou peu du pétrole.
  • tous ces produits les préférer vendus sans emballage, c’est-à-dire en vrac.

Création artistique de James Reynolds mettant en valeur par des billets d'avion le nombre de kilomètres parcourus par les denrées

Création artistique de James Reynolds mettant en valeur par des billets d’avion le nombre de kilomètres parcourus par les denrées que l’on trouve bien souvent dans les super marchés…

Soyons vigilants… ouvrons l’oeil sur les étiquettes… Transforme toi en détective!

 

L’une des dernières étapes de vie d’un produit/aliment est le transport, ce qui me permet d’introduire :

La notion de kilomètre alimentaire

Depuis 1980, la distance entre le lieu de production et de consommation aurait doublé !!! En France elle est estimée à 2 000 km.

Si cette distance équivaut à un aller-retour à vol d’oiseau Nice-Brest… c’est bien qu’il y a des producteurs près de chez nous… Il serait donc possible de court-circuiter ce système de navigation et d’attraper au vol nos aliments ! Qu’en penses-tu ?

Raccourcir la distance entre le lieu de production et de consommation, c’est s’approvisionner au plus près de chez nous. Le premier mouvement vers 1980 en Angleterre, s’appelait food miles les personnes ont choisi de consommer les produits se trouvant à 160 km (= 100 miles) à la ronde. En France, les personnes suivant la même démarche s’appellent les Locavores : des mangeurs locaux.

la vente directe de produits de la ferme

L’idée est de :

  1. réduire le coût écologique en effet l’impact carbone est réduit grâce au peu de bornes),
  2. maîtriser la traçabilité des aliments c’est-à-dire son mode de production. De plus, on peut penser qu’avec peu de stockage, transformation et transport la qualité nutritionnelle devrait être supérieure à ceux trouvés dans les grandes surfaces,
  3. soutenir l’économie locale en favorisant les producteurs locaux sans passer par les intermédiaires qui s’en mettent plein les poches, ton argent pourrait aller directement dans la poche du producteur.

Tous ces critères rappellent ceux du mouvement lancé en Italie Slow Food :

le bon, le propre et le juste

Dans un premier temps, essayes de limiter les produits exotiques :

  • fruits exotiques : avocat ; ananas ; banane ; fruits de la passion ; mangue ; noix de coco ; etc…,
  • graines-avec-un-nom-d’un-pays-lointain,
  • les addictifs : chocolat, sucre, café, etc…
  • quelques céréales comme le quinoa, ou le riz thaï

Ou du moins si tu pouvais les choisir venant du commerce équitable et qu’ils ne voyagent pas par avion ! (Je sais que le réseau BioCoop a fait ce choix, mais il existent d’autres initiatives tout aussi belles!).

Nos champions des locavores sont, ou, ont étaient nos grands-parents qui n’avaient pas le choix de s’alimenter en circuit-courts.

Leurs assiettes équilibrées (qui permettent de travailler dur) étaient composées d’aliments :

  • de saison (!),
  • locaux,
  • le plus variés
  • de qualité

Comment ils faisaient ?? aaaaaah ça, ils avaient leur réseau… 

producteurs locaux de l'épicerie la COP étudiiante de produits locaux à Montpellier
Il nous reste plus qu’à les imiter au maximum en créant du lien entre producteurs et consommateur… pour manger local!

Mais comment faire ? Pour le moment je vais m’arrêter là, les astuces viendront dans un prochain article, très prochainement !


 

En attendant d’avoir toutes les ficelles pour être un bon locavore…

Essayons d’être au moins des bons saisonariens (s’alimenter en suivant les saisons) qu’en dis tu?


 

Découvre mon tableau Mangeons local et de saison, c’est la base! de vg-tables sur Pinterest.

Prêt(e) à redonner sens à tes actes, en commençant par celui fondamental : se nourrir?


A Lire :

eco-défi : découvrir les aliments locaux

Rendez-vous sur Hellocoton !
5 Flares Facebook 0 Pin It Share 5 Email -- 5 Flares ×

4 thoughts on “Avec le sourire j’ai dit non à la banane #1 {intentions : Manger local}

  1. Je suis dans l´ensemble bien d´accord avec toi, mais juste une précision: le quinoa, on en cultive en France aussi! et comme toujours, il ne faut pas se laisser avoir, des produits qui ont l´air « locaux » ne le sont pas forcément (je pense aux choux italiens, aux pommes espagnoles….)!

    • Oui je savais pour le quinoa mais la distribution est assez intime :) c juste que vu que plein d’aliments à la mode sont exotiques j’avais envie de faire un petit rappel 😉 merci pour ta chouette contribution puis à vite pour la suite

  2. Hello,

    Merci pour ton article qui appelle les choses par leur nom. Je suis convaincue que nous devrons passer par là pour nous en sortir! Mais j’ai une question: comment concilier toutes les exigences éthiques en cuisine, à savoir végétarien ou même végétalien, éventuellement régime cru, et tout local? Cela est-il vraiment possible en se faisant tout autant plaisir? Tu dois être bien placée pour en parler 😉

    • Merci pour cette question à laquelle je vais essayer d’apporter des réponses surtout pour végétalien et local cru je ne suis pas trop trop une pro 😉 donc les réponses seront dans les épisodes suivants mais je crois que c’est possible de se faire plaisir car c’est mon cas, après chacun son curseur je ne suis pas parfaitement locavore végétarienne mais c déjà pas mal comme pourcentage dans mon assiette!

Un petit mot?