VG en colocation, mon retour d’expérience

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Hey, j’espère que tu vas bien!

escalade Belcaire sous grand angleUn nouvel article pour revenir sur mon année 2016, donc un peu de blabla, mais avec une petite recette quand même! L’année 2016 qui a été complètement folle pour la suite de ma vie (enfin je pense), s’est en partie déroulée à Aix-en-Provence. 2016 après 5 ans d’études et 3 ans de première expérience professionnelle et d’apprentissage en recherche, j’ai pris une année pour être formée et diplômée en escalade (ma passion)!

De plus, ça a été l’occasion pour moi de rejoindre mon amoureux et d’intégrer une colocation. Partager la vie d’autres personnes est une expérience que j’avais déjà vécu lors de mes études. J’avais adoré vivre entourer et de construire une sorte de nouvelle famille!! Il y a des différences entre mes deux expériences de coloc (tu as vu on peut COLOC lire dans un sens et dans l’autre, et ça fait presque un bonhomme, avec les 2 O qui font des yeux et le L le nez, bref je divague) d’une part les gens avec qui j’ai vécu et d’autre part mes convictions pour ma consommation alimentaire ont évolué.Une végéta*ienne en colocation

Lors de mes études, j’ai partagé une année avec des amis issus de mes trois premières années d’études, alors que cette année j’ai été avec des gens que je ne connaissais pas, mise à part mon amoureux! Entre ces deux périodes de colocation, ma réflexion m’a amené à changer mon mode de consommation alimentaire. Pour retrouver l’histoire tu peux lire cet article. Mais pour la faire courte, c’est mon adhésion à un panier d’AMAP qui m’a entrainé vers le locarovisme et une lecture m’a décidé à stopper mon alimentation de produits carnés.

C’est ainsi que j’ai été une VG en colocation qui elle ne l’était pas forcément, mais franchement, remplie de personnes ouvertes et bienveillantes!

fabrication collective de Raviole = gnocchi della valle varaitaVoici mon retour d’expérience qui pourra peut être t’inspiré si tu partages ta vie avec d’autres êtres humains…

Notre vision de la coloc était vraiment comme une petite famille :

Tout d’abord, il faut que tu saches que tous les habitants de la maisonnée avaient ou étaient engagés dans un doctorat. Ce qui nous fais appartenir à la même famille des études très supérieures. Le fait d’avoir eu un long parcours à la fac, nous a aidé à nous construire, à nous donner le temps de la réflexion. Ainsi, nous avons essayé d’avoir un bon socle de communication entres nous pour éviter les petits tracas familiaux. Et quoi de mieux que d’échanger autour d’une table

Nrepas partagé buffet AMAPous étions bien souvent sur la même longueur d’onde ce qui nous a permis de partager des activités tous ensemble. Ce qui était trop chouette, et a permis de créer des liens forts entre nous! Comme dans une famille traditionnelle, le temps de partage favori est celui du repas. Nous avons essayé de manger le plus possible ensemble : le petit déjeuner et le dîner étaient les deux rendez-vous quotidiens conviviaux.

 

Nos modes de consommation alimentaire : 

C’est autour de la table (basse, ou celle pour les apéros) que nous avons discuté de nos modes de consommation alimentaire. Les colocs étaient déjà sur la mouvance qui m’est chère de consommer local et bio. Par exemple, Ju était adhérente et impliquée dans une AMAP et la fameuse (dont je vous ai parlé : ici!) Epicerie du Coing, alors que A faisait ses courses dans les supermarchés mais dans le rayon Bio et essayaient de ne pas acheter du riz thaï (qui vient de Thaïlande).

Ils étaient aussi conscients des conditions d’élevages, et d’abattage des animaux mais n’avaient pas complètement arrêter leur consommation des produits carnés.

Mon choix alimentaire était donc compris et respectés!

Super, hein?! Et cela a été possible grâce à :

LA seule REGLE du bon fonctionnement de la vie commune :

prendre du temps pour parler!

et quitte à faire… se régaler en même temps ^^

C’est ainsi que nous avons choisis de poursuivre notre cheminement locavore grâce à l’AMAP et épicerie du Coing et en essayant de cultiver un tout petit bout de jardin. Sinon nos lieux de ravitaillement étaient la BioCoop (sur la route du travail), Bio c Bon (en centre ville pour le dépannage) et malheureusement encore parfois Casino, pour le pain nous avons été fidèles au boulanger associé à l’AMAP puis à la délicieuse Fabrique à Pain, et pour les soirées c’était au 3C (Café Culturel et Citoyen).

Manger et boire local à Aix en Provence, le 3c, la fabrique à pain, acqua malte, Sulauze

Notre organisation : 

Qui cuisine? Qui fait les courses? Qu’est-ce qu’on met sur la table?

Commençons par les courses

Vu que nous mangions principalement ensemble, nous faisions budget commun. Tu as déjà compris, que nous avions opté pour un panier AMAP, il suffisait de s’organiser pour aller le récupérer et faire quelques permanences. Dans ce panier, nous avions des légumes, du pain et des oeufs. 

Pour le reste des aliments, nous faisions des réserves à la BioCoop ou l’épicerie du Coing. J’avais des horaires moins lourdes que mes colocataires, j’avais donc l’occasion de faire les courses complémentaires et hebdomadaires. Par contre, je n’achetais pas de viande ou poisson pour eux, mais j’achetais les fromages locaux car je sais que ça leur faisait plaisir.

splitwiseNous avons utilisé une application que je conseille à tous ceux qui partagent des frais, c’est Splitwise. Cette plateforme permet de choisir qui est concerné par l’achat et de répartir les charges. Ainsi, si l’on sait qu’on ne consomme pas telle ou telle chose on peut se retirer de la liste des contributeurs pour cette fois là. On suit quand on veut les sommes que chacun doit, et donc faire des achats pour équilibrer. La transparence est au rendez-vous avec la possibilité de prendre en photo le ticket de caisse et la communication est possible avec un espace de commentaires, mais c’est plus sympa de demander autour de la table si tout le monde est ok avec la répartition des charges. Tu vois, j’ai pu avoir l’esprit libre de ne pas cautionner la consommation d’animaux avec mon argent.

Au final dans notre frigo, je n’ai que rarement vu des bouts de viandes et poissons, seulement lorsqu’un groupement d’achat de produit de qualité se préciser. Ils attendaient que je ne sois pas à la maison pour se faire des petits plaisirs carnés. Les seuls choses carnées auxquelles j’ai été le plus confrontés étaient le saucisson et les pâtés artisanaux pour les apéros. Donc franchement pour une VG c’était tout à fait vivable!

préparation commune d'une pizza

Ensuite, vient le temps de préparation du dîner : 

Vous avez faim comment? Faut faire les [légumes en train de se perdre] au fond du frigo? Ceci, cela ça vous? Y a quoi à processer? Et on fait ça avec? Voilà le genre de phrases qui fusent lorsque l’heure du repas approchent.

Je cuisinais pas mal, ou du moins je supervisais, souvent il n’y avait pas seulement 2 mains qui s’activaient mais bien plus! Ce qui est génial! Il fallait aussi s’exprimer tout le monde : comme les quiches d’A, ou le risotto aux pois cassés de Ju, et les impros du chéri. Une exemple caractéristique est lors de la préparation d’une pizza, chacun avait un espace libre de créativité, avec ou sans ceci ou cela.

légumes rôtis au four : choux romanes, patate douce, ail, oignonsJe partage avec vous une de nos astuces, rapide, délicieuse, à varier en fonction des saisons! J’ai nommé : la plaque de légumes au four

Rien de plus simple, d’abord on allume le four, puis il faut découper les légumes, les étaler sur la plaque, badigeonner (nous avait un pinceau) d’huile, saupoudrer de sel, épices (herbes ou piment pour se réchauffer) et même quelques graines et gousses d’ail en chemise! On peut soit laisser comme ça, soit mélanger pour bien enrober les bouts de légumes.

Ensuite, pendant trente minutes à 200°C on a des légumes qui se dorent la pilule pour régaler nos papilles. Gros avantage :  pendant ce temps on peut s’occuper d’autres préparations. Ainsi, une fois que le riz a fini de cuire, les légumes sont prêts et on peut passer à table…

brunch VizEat

Enfin, on passe à table!

L’équilibre alimentaire était (quasiment) toujours de la partie, avec un gros saladier de légumes découpés (vive le robot ou la motivation de Ju), de bonnes parts de céréales et légumineuses. J’ai eu l’occasion de varier les houmous qui tartinés sur de bonnes tranches de pains servaient de repas rapides, goûters post-travail ou pré-repas! Il y avait presque toujours un pot de purée de légumineuses dans le frigo pour contrer les petites fringales et assouvir les plus grandes.

Il était rare qu’il n’y ait qu’un seul plat sur la table, je dirais même le contraire :  il y avait toujours le pot de sauce salade, de levure maltée, de graines toastées, le saladier de légumes, des tranches de pain…

Le petit plus agréable de la coloc : c’est le fait d’avoir des personnes hors du couple qui font des huuuuums

L’heure du bilan :

Avant de conclure, sur le fait d’être un VG en colocation, si je m’exprimes sur ces pages, c’est que je suis aussi un petit peu blogueuse. J’aimerais donc aussi te parler de la vie de blogueuse dans une colocation, et bien ce n’est pas évident! D’où le peu de recettes en 2016, en plus du fait d’avoir un emploi du temps très chargé! En effet, tu comprendras que prendre des photos, demande un peu d’espace, de calme, et ça me dérangeait de le faire aussi devant d’autres personnes.

Je n’ai pas eu une alimentation strictement végétarienne, mais en grande partie. Par exemple, il m’est arrivé d’avoir envie d’oeufs au plat, puis non, mes colocs me demandaient donc toujours avant de les faire cuire. Comme je connaissais les conditions d’élevages et/ou l’origine géographique de produits exclus de l’alimentation végétalienne, et que je suis une gourmande qui aime les moments conviviaux j’ai été végétarienne par commodité. Et je ne regrette pas ce choix, et ne souhaite pas recevoir de commentaires non-bienveillants sur celui-ci. Car s’il y a bien une chose à retenir de mon expérience est le fait que la communication permet d’être respectueux et conciliants ce qui favorise la bonne santé d’une communauté.

Une végéta*ienne en colocation

Et toi as-tu vécu avec d’autres personnes? ça s’est bien passé?

Est-ce que vous mangiez ensemble? ton choix alimentaire t’a-t-il freiné à aller en coloc?

Finalement coloc, couple ou famille, la question des choix alimentaires se posent, et peuvent causer des soucis mais en discutant, j’ai l’espoir que des solutions apparaissent pour faire disparaître les tensions!

N’hésite pas à le partager en commentaires, et si cet article t’a plu, tu peux le partager sur la toile…

Merci d’avoir lu jusqu’ici 😉

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4 thoughts on “VG en colocation, mon retour d’expérience

  1. Un très bel article avec une bel moralité. Et qui sait, peut-être que ces colocs finiront par devenir VG ? :)

    • Merci Leslie pour ton message, et oui en effet, ils sont flexitariens va-t-on dire :)

  2. Quelle belle expérience! Plus que la consommation éventuelle de produits animaux par mes collocs, j’avoue que ce qui m’a un peu freiné pour ma part, c’est le fait que nous ne partagions pas les mêmes valeurs pour le bio et le local. Du coup, c’était chacun fait ses courses (sauf épices) et cuisine ses repas (même si parfois nous mangions tout de même ensemble). En ce moment, chez mes parents où je vis, c’est bien simple : c’est moi qui fait la cuisine donc c’est moi qui décide… Et parfois ils « complètent » avec de la viande ou de la charcuterie ainsi que du fromage. Mais ils respectent mes choix, c’est l’essentiel!

    • C’est l’essentiel que vous vous respectiez ! Ton expérience a l’air sympa aussi 😉

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